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Poesia

Del mio volare basso e delle sfide


Falco pecchiaiolo

Non fosse stato per quel falco campagnolo

o se a sei anni già non lo invidiassi,

di certo oggi sarei quel vecchio saggio

con barba bianca e modi da signore.

.

Sarei rimasto un vascello da varare

legato al molo da regole precise.

.

Di quel falco con la coda nera

amavo i lunghi fischi del suo arrivo,

i voli in cerchio, le picchiate improvvise,

il suo virare in alto e poi sparire.

.

Lo trovavo un po’ presenzialista,

un presuntuoso che spadroneggiava,

probabilmente un grande idealista

che credeva nelle proprie convinzioni

o forse solamente un narcisista

che si specchiava negli occhi delle prede.

.

Nonostante i giochi di bambino

passavo ore con il naso in alto

e quando non veniva ho anche pianto,

c’era un qualcosa che mi affascinava

nel suo modo di essere nel mondo.

.

Forse

il volo solitario e silenzioso,

l’arrivare nel vento senza alcun preavviso,

la sua eleganza, la sua lunga vista, l’appetito,

il suo volare in quota più di altri.

.

La volontà, la passione, l’immediatezza

e la vertigine continua del cercare,

come unico scopo della vita.

.

Abner Rossi

martedì 1° Giugno dicembre 2021.

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Poesia

A travers les étoiles du ciel


terraJe regarde souvent en haut “cette pelote à épingles”

en me demandant si mon intéret d’homme curieux

est vraiment haut, je suis en effet  trop distrait

et provisoire.

.

Cela me rappelle ma grand-mère

lorsqu’elle cousait pour toute la famille

et pour moi elle faisait des pantalons courts

et des chemises à carreaux:

elle marquait à la craie les endroits à couper

et les fixait avec des centaines d’épingles,

quelques unes vieilles et noircies, d’ autres brillantes

dans une faible lumière, sur sa chaise de cuisine.

.

Elle procédait au hasard,

aussi bien qu’ au hasard me paraît ce ciel haut.

Plus probables que les souvenirs

je pense que là-haut il existe des personnes

qui, après leur vie, vivent d’autres histoires.

.

Patientes, elles saluent avec une lumière clignotante,

endurent les nuages, luttent pour être vues,

tournent, se montrent pour toujours et par amour.

.

Les plus grandes sont originaires de mon village,

des familles entières, pas à pas, main dans la main,

d’autres sont aussi seules que des îles à découvrir,

mais ce n’est qu’une saison provisoire, intemporelle,

elles attendent des lumières d’âme pour être en compagnie.

.

Abner Rossi – Fiorenza Del Corso

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Poesia

Tout ce ciel-là


La Professoressa Fiorenza Dal Corso traduce “Tutto quel cielo”

di Abner Rossi.

Optimiste par nécessité et caractère,
pendant de longues années jeunes , c’était le ciel
aussi enchâssé parmi les toits pointus et vieux
qu’un petit rectangle variable
et toujours trop haut dans ses couleurs.
 
Peu après chez moi un carrefour
s’élargissait juste un peu
là on parlait de rien comme de coutume
en fumant, en plaisantant  et en grandissant.
 
Là on allait jusqu’à danser, enlacés,
même entre garçons, aux premiers poils sur le menton
en l’absence souvent objective
de filles attirées dans des milieux plus riches.
 
Nous nous suffisions à nous-mêmes  sous ce ciel-là
et il nous suffisait l’orgueil de quartier
les coups de poing entre nous pour rire, les cris

et après le coucher de soleil, nous nous moquions des putes
défilant vers les routes plus larges
sans nous daigner d’un regard.
 
Mais elles étaient des nôtres, elles aussi,
d’ailleurs, sans le dire, nous aimions les savoir nos amies
et nous étions prêts à les défendre des étrangers.
 
Plus tard elles seraient des enseignantes  appréciées

et plus femmes que tant d’autres haut placées.
Pendant des années c’était de toute façon, ce ciel-là
où je voulais m’ arrêter, pour des instants d’éternité.
 
J’imaginais déjà toutes les difficultés à venir
et ma tendance à vouloir partir
au moins deux fois par jour
avant, après et au petit déjeuner aussi.
 
Je n’y suis jamais retourné
mais c’est dans cet endroit-là que je vis encore et où je vieillis
et lorsque je rêve, je ne vois que des toits
encore en haut et beaucoup plus inclinés.

Abner Rossi & Fiorenza Dal Corso

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Poesia

Solo ieri


Quei gioiosi giovedì

da fine giugno a settembre

quando una tromba d’ottone

segnava l’ora del gelato

ed un colorato carretto a pedali

saliva cigolando da Firenze

con una stanga di ghiaccio da grattare

e tingere di menta, limone, tamarindo.

 

Quei luminosi e spensierati giorni

di sole a picco e corse di ragazzi,

di urla confuse e risa e soprannomi,

ginocchia contuse magliette sporche

e giochi inventati al momento

quando bastava nascondersi

per scoprire l’amico o il nemico.

 

Aspettando il ritorno di mio padre

sempre giovane nei miei ricordi

prima dell’odore del cibo

prima del lavarsi le mani

per la tavola

prima del rimpianto di adesso.

 

Abner Rossi

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Poesia

Alla luce della sera


Dipende dalla luce della sera

l’odore delle strade consumate

i suoni intorno, le voci catturate.

 

Forse solo dal vento da nord

che prima d’arrivarmi sfiora casa.

Sono brividi, più che ricordi,

percorsi comuni, suoni, anche canzoni,

tratti del volto e rughe, non parole.

 

Un lampione sotto casa che saluta,

i lesti passi che tornano, le chiavi,

mio padre che chiude il giorno.

 

Un tavolo anni sessanta, suoni di cucina

si parla poco, ciò che è stato è.

 

Nessuna nostalgia

come fosse da ricchi averne

e il viaggio che ancora continua

per le scale verso l’ultimo piano.

 

Uno dei tanti segnalibro, il più provvisorio

verso e prima della prossima pagina.

 

Abner Rossi