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Poesia

Mon endroit


Abner Rossi

Rilettura di Fiorenza Dal Corso della poesia

“Il mio luogo” di Abner Rossi


Je ne sais si tu existes, ni comment tu es fait
si tu es aussi réel qu’un endroit vrai
où je suis né et où j’ai vécu
ou bien le fruit d’une fantaisie
qui apparaît de temps à autre et puis disparaît.

Ce que je sais c’est que je ne trouve pas de nom,
une façon pour t’appeler et te saisir,
une adresse, une direction;

es-tu mon centre ou ma banlieue?

Sur mes cartes je ne t’ai jamais transcrit,
tu es absolument sans position.
Je sais que tu confines à d’infinis endroits
où j’ai tout vu sans voir vraiment .

Je sais que tu ressembles à beaucoup de lieux originaux
tu sens les victoires et les défaites
les amitiés anciennes désormais flétries

et tu pèses  ce rien qui est passé.

Je t’ai vu écrit dans mes expériences
quelques unes vraies, d’autres seulement écrites,
souvent empruntées à la vie,
d’autres volées, comme je fais souvent,
à ces fantasmes que je porte en mon for intérieur.

Sur tes limites j’ai écrit ma vie,
la réelle que je n’ai jamais écrite,

embuée de passions et de tant d’amours

et  même celle d’écrivain inutile.

Des pages et des pages qui se sont remplies
de vraie vie, de mille sensations
toutes imprégnées de ma sueur,
toutes disparues, y compris les illusions.

Maintenant je veux aller jusqu’au bout,

te connaître  pour de bon, voir ton visage.

Savoir, si tu sens la mer, si tu es froid ou chaud,
si mon amour vit là-bas, si ma maison se dresse là-bas
si se trouvent là-bas les choses que j’ai rassemblées

avec la patience que je n’ai jamais eue.

———–

Fiorenza Dal CorsoAbner Rossi

Sabato 28 agosto 2021

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Poesia

La metà delle cose


bininuova19

Amo della luna il quasi giorno

le sue ombre grigie sulle strade

le mezze verità dette o taciute,

l’amore che non è soltanto amore.

.

Amo i misteri della fantasia

che quasi sempre non sono sol parole

e del fuoco amo il fumo e le ombre,

più l’acqua che ristagna nelle pozze

dopo un acquazzone non previsto.

.

So di star bene nel mezzo

così né felice, né infelice, ascolto,

guardo con ironia il mio tempo,

il suo affaticarsi per darmi un’età

sempre sconfitto dai miei nuovi giorni.

.

Volevo vincere

né più, né meno come tutti

ed infatti ho un contratto aperto

con quella vecchia strada qui davanti

e quell’amore che non era amore.

.

Abner Rossi – Giampiero Bini

(29 giugno 2021)

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Poesia

Infine


Intensamente sale

come il calore di terra

poi si nasconde e attende

fatti, capitoli, racconti, storie,

unicamente a due, tra miliardi di altri,

finché si approssimino età

ed ogni variazione coniugabile

di qualsiasi realtà possibile.

.
Infine, limpida cascata

si getta e sfocia in più vite

consumatesi tutte, una per una,

senza alcuna riserva

per quell’ultimo addio

dove nemmeno un saluto

può resistere alla resa.

.

Se volessimo scriverne,

è amore e tale resterà

senza nessuna fine

o principio.

.

Abner Rossi

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Poesia

Tra i ricordi migliori


taccuini

L’aria è ferma stamani

come già stanca all’alba.

.

Il cielo arrossa di promesse 

mentre s’appanna un filo di luna.

.

Una cornacchia va in alto

cercando ciò che manca.

.  

 Io scuoto notturne supposizioni

come se fossero verità e motivi

di questa mia lunga solitudine.

.

Le cicale suonano moltiplicandosi 

sapendo tutto della brevità

e a tratti tacciono per decenza.

.

Un altro caldo giorno vuoto.

.

Un bacio troppo lontano

per tornare in luce, come dovrebbe, 

tra i ricordi migliori.

.

Abner Rossi

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Poesia

En langue martienne standard


marziano-2-1

Je viens de recevoir, juste moi-même

non expérimenté en langues et traductions

des mots extraterrestres

drôles, écrits avec des points et des équations

passés par des planètes, des lunes, des espaces extrèmes,

une matière aussi obscure que la poésie d’un poète.

.

Pour le moment je sais que c’est une femme qui m’écrit

ou du moins celui qui m’écrit c’est celui qui crée ces messages.

Je m’excuse pour mes paramètres terrestres,

pour les interprétations qu’on utilise chez nous,

pour la grande quantité de sons que j’emploie en parlant.

.

Si je pouvais les apprendre, j’utiliserais ces caractères-là

parmi lesquels “je t’aime” est constitué de trois points d’affilée,

une ligne brève de fermeture et au-dessous enfin

un point plus marqué, presque un baiser.

.

Timidement je demande des renseignements:

l’heure de Mars en ce moment, par exemple,

de quelle couleur est la peau d’un martien,

s’ils vont à l’église, ce qu’ils font pour être heureux,

s’ils meurent eux aussi, s’ils travaillent ou pas,

s’ils ont des maisons, des rivières, de vieilles grand-mères.

.

Je compte sur le fait qu’ils ne répondront pas

Au contraire….

Voilà que je viens de recevoir la transmission

de pages et de pages de formules numériques longues et brèves,

trop de points quasiment tous noirs, quelques couleurs.

.

La dernière page est transparente, vague, elle semble de la fumée

au milieu est dessiné un grand point,

un cercle presque parfait fait à la main

comme celui d’un enfant qui apprend à dessiner;

ce cercle palpite et entre comme l’air que je respire,

je comprends que ce sont des salutations, à peu près des signes de notes

douces et fortes

telle une embrassade rouge feu.

—-

Fiorenza Dal Corso – Abner Rossi