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Poesia

Agnès est vraie


La professoressa Fiorenza Dal Corso traduce Abner Rossi.

Dans une autre histoire et dans un autre siècle
c’était le quartier pauvre, sur la route provinciale
où le fleuve après les ponts historiques dotés de lumières,
continue, indifférent, vers la mer.

Sept étages sans une fleur ou une plante
aux balcons et aux fenêtres,
autant de paupières fermées et d’ yeux aveugles,
jamais personne, seulements des cris,

des malédictions, des imprécations,
de très rares pardons, absolument pas d’étreintes.

Oui, peut-être,
quelques plantes de romarin

dans les pots de mauvaises herbes
un mimosa fané, presque déjà mort.

Sur les fils tendus de fenêtre en fenêtre,
des chemises à carreaux ouvriers,

des T shirts délavés,
des jupes à plis d’autrefois, des bas.

Là-bas, tomber amoureux, c’était défendu,
dangereux au dire de tous.
Il n’y avait que le désespoir.

Cependant je t’ai aimée, chaque fois et à jamais
sur le vélo rouillé, tes cheveux noirs au vent,
pendant que tu chantais et livrais le pain.

Agnès est vraie, je ne t’ai jamais rien dit,
le temps s’est écoulé et presque tout s’en est allé,
mais entre les plis,
où l’amour vaut plus que le souvenir
aujourd’hui encore je n’ai pas oublié.

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