Sommets et gouffres


 

En courant

avec la compagnie de ma lassitude,

j’ai cherché à m’éprendre du temps

dans des époques différentes,

dans des états seconds

des fragments provisoires, souvent moqueurs

de bonheur capturé.

Lui, il était toujours en avant,

seconde après seconde, parfois il reculait,

s’aventurait dans des tourbillons profonds

ou vers des hauteurs de désirs si impossibles

à faire précipiter au sol, vaincus.

Je l’ai regardé en face dans ses fuites,

comme un trahisseur invisible et éternel.

Et lui, à moi: Je n’en sais rien!

Tout est individualité à l’état pur,

horloge biologique, espèce, nature…

pour simplifier tu peux l’appeler Vie.

Et encore:

Tu peux me trouver, si tu veux, dans ce qui n’est pas,

qui n’a jamais été, qui ne sera jamais,

dans toutes ces hypothèses et même dans des époques

jamais existées

et pourtant vraies, honnêtes, sincères,

mais jamais nées.

Ne me donne pas la responsabilité

des rides dessinées dans tes routes,

je ne déforme pas les directions où tu regardes,

ni tes glaces superficielles

le fleuve où tu nages n’est pas mon fleuve….

je ne décide pas les arrivées, les départs, les adieux…

Chacune de tes cellules c’est du gravier de sablier,

plusieurs décisions préemballées en hélices,

Le reste est Cas et Réponse.

Dieu, peut-etre? Pourquoi pas!

Et la paix revint entre nous .

 

Sommets et gouffres è la traduzione di Fiorenza Dal Corso

della poesia “Altezze e precipizi” di Abner Rossi

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