Fantômes…


Certes, les fantômes ne me manquent pas,

il suffit d’ouvrir les portes de mon armoire,

de les balayer des angles, avec les araignées,

de rincer les traces de tes lèvres des verres.

 

Je pourrais les rêver,

pour ne pas me faire mal,

mais pour le faire, je devrais pouvoir dormir

et ça fait  longtemps que je n’y arrive pas.

 

Ils rôder parmi mes livres épars sur le sol,

dans les jointures des carreaux ,

dans le tintement des sonnettes

que je sens dans ma tête depuis belle lurette.

 

Cela dit, je pourrais sembler fou,

je voudrais bien l’etre, mon amour,

c’est que je joue souvent avec les ombres,

avec mon passé et mes échecs,

avec les mystères enfouis en moi.

 

Entre-temps je bois…

Je bois moins qu’autrefois!

 

Je laisse mes rêves,

au dehors de ma porte

parfois j’espère qu’un voleur l’enfoncera,

qu’il emportera ces mille friperies

pour me donner en échange

un peu de compagnie.

—–

Traduzione di Fiorenza Dal Corso

della poesia “Fantasmi…” di Abner Rossi

fior di narciso

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