Mélancolie (2)


Aujourd’hui

il n’existe que des brumes lointaines,

des mots vendus à deux sous

des pas difficiles et des pierres.

Je vois des verres sales,

un fond de vin moisi,

des couleurs en blanc et noir,

des pièces disparues

de mon esprit autrefois habitées

des haillons qui étaient des habits.

Il est difficile, de plus en plus difficile

de me vivre et de me vivre

en regardant un vieillard au miroir .

Il est trop facile désormais

de deviner la minute suivante, trop évident,

c’est le lendemain la nuit prochaine,

le retard d’un amour qui n’arrivera plus.

Il est très difficile de donner un sens

aux souvenirs et de les relire

comme s’ils étaient vraiment arrivés,

en revanche il est impossibile

d’en créer d’autres.

De tout cela il ne reste qu’un sourire

comme un goût confus dans le palais.

Traduzione di Fiorenza dal Corso
della omonima poesia di Abner Rossi

pioggia

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